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Message de la Direction Exécutive de l’IPC/BF à l’occasion de la Journée Mondiale de lutte contre le Sida

La Journée mondiale du sida 2015 est pour moi l’occasion de penser à ces millions de personnes qui ont perdu la vie à cause du VIH/sida et de rendre un vibrant hommage aux personnes vivant avec la maladie, de même qu’à celles qui prônent un engagement actif.

Organisée chaque 1er décembre depuis 1988, la Journée Mondiale de lutte contre le Sida (JMS) est une journée internationale consacrée à la sensibilisation sur la pandémie. Elle permet à plusieurs partenaires publics et privés de se pencher sur les questions de prévention, de traitement et de prise en charge de la maladie.

Depuis les années 2000, la lutte a beaucoup progressé et est parvenue à atteindre les objectifs fixés au niveau mondial, consistant à inverser la tendance actuelle. Le nombre de nouvelles infections et le nombre de décès liés au sida ont considérablement baissés.

Malgré les progrès accomplis, le VIH reste un problème de santé publique majeur à l’échelle mondiale, qui a jusqu’ici coûté la vie à des millions de personnes et nombreux sont ceux qui sont dépourvus d’accès aux traitements et continuent de souffrir de stigmatisation et de  privation de droits. Concentrant le plus grand nombre de personnes vivant avec le VIH,  la majorité des nouvelles infections et les nouveaux cas de décès causés par le sida, l’Afrique subsaharienne reste la région la plus affectée. Il est alors temps que nous développions plus de stratégies novatrices afin de mettre un terme à cette épidémie d’ici à 2030.

L’Initiative Privée et Communautaire contre le Sida au Burkina Faso (IPC/BF) est résolument engagée à faire preuve d’un leadership soutenu et continu dans la lutte contre les inégalités en matière de santé en général et de VIH/sida en particulier afin de s’assurer que les progrès et les investissements réalisés à ce jour soient durables.

C’est pourquoi j’exhorte l’ensemble des vaillantes associations et ONG à redoubler d’efforts afin d’assumer leur place légitime au sein de la société pour garantir à la jeune génération un avenir sans sida. C’est ainsi que nous pourrons atteindre ensemble l’ « Objectif Zézo : Zéro nouvelle infection au VIH. Zéro discrimination. Zéro décès lié au sida » de l’ONU SIDA.

 

Nouhoun BAKAYOGO

Directeur Exécutif IPC/BF

 

La XIVe session du Conseil national de lutte contre le SIDA et les IST (CNLS- IST) c’était ce jeudi 26 mars 2015 dans la salle polyvalente du Palais présidentiel de Kosyam. Comme chaque année, les différents acteurs de la lutte contre le VIH SIDA se sont retrouvés pour une évaluation à mi-parcours. Cette édition 2015 était placée sous le très haut patronage de Son Excellence Monsieur Michel Kafando, Président de la Transition, Président du Faso, Président du CNLS- IST.

La XIIIe session tenue le 16 mai 2014 avait fait de nombreuses recommandations et défini le Plan National Multisectoriel 2014 (PNM). Passée la phase de l’exécution, ce 26 mars 2015 était le jour du bilan. Un bilan dont il faut noter entre autres le faible taux actuel de prévalence (0,92%), les plus de 46 000 personnes vivant avec le VIH bénéficiant de traitement ARV, l’élargissement des services de prévention de la transmission mère-enfant du VIH et l’accroissement du niveau de contribution financière de l’Etat dans la riposte. De réels motifs de satisfaction certes, mais aussi de nombreux défis comme la persistance de la stigmatisation et de la discrimination des PVVIH et la forte dépendance du Burkina Faso aux financements extérieurs.
La XIVe session a adopté le PNM 2015 avec comme axes prioritaires « le dépistage, la prise en charge médicale et l’appui aux OEV (orphelins et enfants vulnérables, ndlr) sur le plan professionnel », selon les termes du Secrétaire permanent du CNLS- IST, Dr Didier Romuald Bakouan.

Un PNM à exécuter cette année 2015, avec pour budget prévisionnel plus de 38 milliards fcfa. Problème, seulement 11 milliards sont acquis pour l’instant. Et le rapporteur de la session de rappeler que la difficulté dans le financement de la lutte contre le VIH- SIDA, n’est pas un phénomène nouveau. Rien que pour ces deux dernières années, le taux de mobilisation des ressources pour les budgets prévisionnels annuels est passé de 82% en 2013 à 62% en 2014. « Nous avons convenu que le gouvernement devrait davantage accentuer ses efforts pour que cette lutte-là soit menée avec succès… Qu’il faut que le Burkina Faso travaille à mieux sensibiliser les Burkinabè qui ont la capacité financière de financer cette lutte contre le SIDA parce qu’en fin de compte c’est une affaire de tous », a fait remarquer le Président Michel Kafando.

Il faut d’autant trouver des sources alternatives de financement comme l’a souligné Dr Bakouan, « Nous sommes à une étape importante de notre lutte. Quand vous avez une prévalence inférieure à 1%, vous avez 99% de gens à prévenir, et faire en sorte qu’ils ne soient pas infectés ». En attendant, pour ceux qui craignent que la raréfaction des ressources entraine des difficultés pour l’approvisionnement de ceux qui sont malades, le Ministre Amédée Guiguemdé de la Santé est formel, « La gratuité des ARV est assurée dans toutes les structures sanitaires. Donc pas d’inquiétude pour ça. Aucune rupture de stock, la gratuité est toujours de mise et le gouvernement travaillera toujours dans ce sens. »

Les Plans nationaux multisectoriels exécutés émanent des Cadres référentiels. Celui 2011-2015 adopté par le gouvernement le 28 juillet 2010 étant presqu’à terme, cette XIVe session a été l’occasion de jeter les bases du Cadre référentiel 2016-2020.

Samuel Somda
Lefaso.net

 

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